
L’Union Européenne, telle que nous la connaissons aujourd’hui, est le produit de 50 ans d’approche intergouvernementale. Chaque contribution, quelqu’en soit le domaine, n’a pu être portée au crédit de la construction européenne qu’après avoir été dûment validée à chaque niveau national dans le contexte particulier des forces politiques locales de l’époque.
Jusqu'à présent le résultat n'a pas été si mauvais.
Cependant, force est de constater que cette approche a atteint ses limites. Les institutions crées par les gouvernements ont reçu tous les pouvoirs que les chefs d’exécutifs nationaux pouvaient raisonnablement transférer dans le cadre du périmètre légal de leur mandat et sans nuire à leur intérêts personnels. L’étape suivante est le transfert vers l’Union d’un noyau de pouvoirs politiques qui permette une gestion directe des affaires européennes au niveau de l’Union. Un grand nombre de sujets mériteraient d’être gérer directement au niveau Européen. Les principaux sont: l’énergie, l’environnement, les risques technologiques, la société post-industrielle et les affaires étrangères (en particulier le moyen-orient et les relations avec la Russie). Ce sont là des sujets de préoccupation au niveau mondial et des solutions nationales spécifiques ont peu de chance de réussite.
La limite de l’approche intergouvernementale est principalement due à la désynchronisation des calendriers politiques nationaux. Quel intérêt aurait Nicolas Sarkozy à attendre une initiative Européenne sur l’environnement alors qu’il vient d’être élu et dispose ainsi de la légitimité d’imposer ses priorités en France et de les proposer ensuite pour la négociation avec les autres pays ? Pourtant, sur cet exemple particulier, commencer par un débat à l’échelle Européenne serait plus efficace car, en définitive, seule une action commune et harmonisée peut apporter des solutions viables.
C’est la raison pour laquelle les citoyens européens doivent prendre le relais des initiatives de leurs gouvernements nationaux et se joindre à une forme directe et pan-Européenne de débat et d’action politique. Cet effort est nécessaire pour voir émerger de réelles forces politiques transnationales. Ces forces seront ensuite une base pour la construction de l’Union Politique en Europe au delà des tentatives intergouvernementales pour résoudre la crise institutionnelle.
Les élections Européennes de juin 2009 seront la prochaine occasion pour les citoyens de prendre le pas sur l’approche intergouvernementale.


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3 commentaires:
Il faut aider les européens à construire l'Europe par eux-mêmes.
L'esperanto, en rendant la communication internationale accessible à tous et pas seulement à une élite, permet une autre Europe, une Europe des européens !
Il y a déjà un tel mouvement trans-européen que Aristide revendique.
Allez voir www.newropeans.eu
Newropeans est un projet politique trans-Européen créé pour démocratiser l’Union européenne. Ses membres présenteront des candidats aux élections européennes en 2009 dans chacun des 27 Etats Membres. Newropeans forme un large mouvement de citoyens européens qui expriment des attentes communes. Par ses projets et ses activités, Newropeans influencera de façon croissante l’agenda politique européen. Newropeans est entièrement organisé et financé par ses membres et sympathisants. Newropeans est indépendant des institutions tant européennes que nationales.
Deconstruisons les Etats Nations pour construire l Europe des Regions libres.
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